By / January 17, 2013

UE-Mercosur : négociations en cours

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EU-Mercosur: Verhandlungen sind im Gang
EU-Mercosur: ongoing negotiations
UE-Mercosur: las negociaciones en curso
UE-Mercosur: negoziati in corso
UE-Mercosur: toczące się negocjacje
UE-Mercosur: négociations en cours

Depuis la reprise en 2010 des discussions entre l’UE et le Mercosur en vue d’un accord d’association, neuf cycles de négociations ont déjà eu lieu. Pourtant, lors du dernier sommet UE-Mercosur d’octobre 2012, les participants ont dû reconnaître que si des progrès ont été enregistrés sur les parties normatives de l’accord, aucune discussion n’a encore été entamée quant à l’accès aux marchés respectifs. Le prochain sommet est programmé les 26-27 janvier 2013, à Santiago, Chili.

Contexte

Mercosur countries
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Depuis les premières négociations en 1999, la situation internationale ne cesse de changer. Ainsi ces dernières années:

  • La crise économique a frappé l’Europe plus durement que les pays d’Amérique du Sud, qui s’en sont rapidement repris.
  • Les échanges commerciaux entre le Mercosur et l’Asie se sont renforcés. Les chiffres démontrent le glissement stratégique du commerce Mercosur vers l’Asie, et plus spécialement vers la Chine.
  • L’affaiblissement de l’UE en tant que partenaire traditionnel est tangible. Même si les exportations et les importations entre les deux entités augmentent, leurs proportions dans le volume global des échanges commerciaux du Mercosur ne cesse de diminuer depuis 2007.
  • L’UE et le Brésil ont signé un partenariat stratégique. Cet accord de 2007 a attisé la méfiance des autres états membres du Mercosur, principalement de l’Argentine.

Obstacles

Les obstacles rencontrés sont multiples:

  • les dissensions internes, tant au niveau de l’UE que du Mercosur;
  • la suspension comme membre de Mercosur du Paraguay (en juin 2012); ce dernier appelant à la non-validité de toute décision prise durant son écartement;
  • les diverses mesures protectionnistes prises par l’Argentine (cf. plainte de l’UE contre l’Argentine auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce, affaire Repsol, …);
  • l’accession au Mercosur du Venezuela en tant qu’état membre (en juillet 2012); ce dernier ne respectant pas toujours les droits des investisseurs étrangers.

Toutefois, le principal point d’achoppement reste l’opposition du secteur agricole européen. Le Parlement européen s’est fait le relais de ses craintes via, notamment, l’adoption en mars 2011 d’une résolution mettant en garde la Commission européenne.

A noter que, malgré la crise, les investissements européens directs auprès du Mercosur restent importants, signe manifeste de la confiance des investisseurs européens.

Analyse d’impact

En mai 2011, la Commission européenne a transmis une étude d’impact aux 27 Etats membres de l’UE.

Cinq différents scenarii y sont envisagés. Dans l’ensemble, les simulations montrent des pertes économiques et sociales du secteur agro-alimentaire européen. Mais, dans le même temps, l’étude souligne la croissance attendue des exportations européennes industrielles et des services. Selon certains scenarii, les pertes subies par le monde agricole européen seraient compensées par des bénéfices dans le secteur manufacturier, générant au final une augmentation globale du PIB estimée à 0.2%. Ainsi, cet accord commercial serait globalement bénéfique aux deux régions.

Futur

L’UE se trouve face à un choix: soutenir son agriculture ou en sacrifier certains pans afin d’obtenir des gains économiques et sociaux plus globaux.

La montée en puissance de la Chine constitue un élément de poids. Signer un tel accord offrirait à l’UE un avantage concurrentiel très important.


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